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Mipi.fr | 18 novembre 2017

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Ukraine: le FMI risque de stopper son aide - Mipi.fr

Morgan

Le Fonds monétaire international réagit en Ukraine: l’institution a menacé mercredi de stopper l’aide financière décisive qu’elle a promise à Kiev devant les « lenteurs » de la lutte anti-corruption dans le pays.

« En l’absence de nouveaux efforts expressifs pour changer les réformes dans le cadre de la gouvernance et lutter contre la corruption, il est ardu de voir comment le programme appuyé par le FMI peut se poursuivre », a lancé la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, dans un communiqué.

Le feu brûlait depuis la semaine passée et la démission inattendue du ministre ukrainien de l’Économie Aivaras Abromavicius. Cette figure emblématique de la lutte anti-corruption avait quitté le gouvernement en trahissant des obstacles aux réformes et des essais d’imposer des personnalités « incertaines » dans son cercle.

Mme Lagarde avait évoqué son « inquiétude » et dénonce la durée des « intérêts politiques dans une situation contraignante.

« Il est indispensable que les autorités ukrainiennes réagissent maintenant pour commencer les réformes », a-t-elle répété mercredi.
Si sa menace consistant à se désengager était actée, le FMI bloquerait tous les prochains prêts prévus par le plan d’aide de 17,5 milliards de dollars sur quatre ans donnés en mars 2015 à l’Ukraine en échange de réformes draconiennes. Pour l’instant, 6,7 milliards de dollars ont été octroyés.

C’est principalement le point clé du programme d’assistance international à l’Ukraine qui se démolirait, risquant de fragiliser davantage un pays déjà confronté à une sérieuse récession économique et une guerre avec les séparatistes pro-russes dans l’est.

« Jeux politiques »

Réalisant le risque cela représente, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a immédiatement réagi à l’avertissement du FMI en réaffirmant sa détermination de réformer l’ancienne république soviétique, touchée par une corruption épidémique.
« Les jeux politiques, en cours ces derniers temps, risquent d’être trop coûteux pour le pays », a confirmé le chef du gouvernement.